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Le Musée Départemental du Textile à Labastide-Rouairoux

Le Musée est situé au coeur du Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc, dans un écrin de verdure formé par la Montagne Noire et la Vallée du Thoré.

Le Musée départemental du Textile témoigne de l’intense activité drapière qui s’est développée depuis le XVIème siècle et surtout au XIXème dans le sud du Tarn. Il raconte cette histoire notamment en montrant les étapes de fabrication d’une étoffe de laine cardée depuis la matière première jusqu’au produit fini, par des démonstrations d’anciennes machines textiles.
Il est installé depuis son ouverture en 1982 dans une ancienne manufacture de la fin du XIXème siècle, dite Armengaud. Il est rattaché au Conseil Général du Tarn par l’intermédiaire de la Conservation des Musées qui gère et anime le site.

> Petit historique

     
 
 

L’activité textile s’est développée dans la région depuis le XVIème siècle autour des anciens moulins bladiers (pour fabriquer la farine à base de blé) reconvertis en moulins à foulon pour teindre les étoffes fabriquées à partir de la laine des moutons élevés sur les proches plateaux de Lacaune. Ainsi de nombreux artisans de la vallée du Thoré ont produits des étoffes très réputées qui ont été exportées jusque dans les pays du Levant. On utilisait ainsi la garance produite dans les comtés d’Avignon et le pastel cultivé dans le Lauraguais pour teindre les étoffes et rouge et en bleu ainsi que des plantes locales pour d’autres nuances tinctoriales. Ces belles étoffes étaient ensuite expédiées via les ports de Marseille et de Bordeaux par des colporteurs.

Cette activité va réellement prendre son essor sous forme d’industrie drapière à la fin du XVIIème siècle, grâce à la politique économique de Colbert. Colbert souhaite que le drap languedocien concurrence et prenne le marché détenu par la production anglaise et hollandaise. Il organise la production en reformant les corporations existantes sous forme de jurandes et en créant des manufactures royales dès 1666.

Grâce à cette politique économique, le marché détenu par les Anglais et les Hollandais revient à la France. Toutefois le besoin accru de main d’œuvre qualifiée, les difficultés d’approvisionnement en matière première de qualité pour produire du drap fin, le début de la guerre de 1756-63 et la disparition de la Compagnie des Indes vont provoquer le déclin de l’activité drapière bastidienne et Languedocienne au XVIIIème siècle. La fin de l’industrie drapière est marquée en 1786 lorsque le drap anglais peut entrer en France sans franchise.

Toutefois, la Révolution Industrielle au début du XIXème siècle permet un nouvel essor de la production textile bastidienne qui va bénéficier de la reconversion de Mazamet en un pôle du délainage. Labastide-Rouairoux peut ainsi s’approvisionner en laines provenant de toute la France mais aussi d’Espagne, de la Plata, d’Australie, de Nouvelle Zélande puis d’Afrique du Sud… Ainsi, à partir de 1850 et jusque dans les années 1890, apparaissent de nouveaux noms d’industriels textiles. L’arrivée du chemin de fer en 1888 facilitera encore ces échanges.

     
 
 

Les industriels bastidiens vont se lancer dans la production d’étoffes destinées à la confection (du haut-de-gamme destiné à la Haute-Couture aux étoffes ordinaires pour le prêt-à-porter), à l’ameublement et aux fournitures militaires. Le maréchal Soult, originaire d’un village proche de Labastide-Rouairoux, jouera un grand rôle dans l’attribution de marchés d’étoffes destinés à l’armée tandis que les représentants commerciaux des industriels bastidiens disséminés dans les pays de l’Europe et du Monde vont leur permettre d’écouler leurs production partout en France mais principalement à Paris (pour Dormeuil, Leleu, Weill, Marcel Blanc, Harold Spencer et plus tard Chanel, Dior…) aux Etats-Unis (à Chicago pour Hart Schaffner & Marx Clothes), au Japon (à Osaka pour Furukawa Trading CO. Ltd), en Suisse, en Belgique, en Iran, en Allemagne…

Cette tradition textile souffre malheureusement depuis le milieu des années 1970 et son activité n’a cessé de décroître depuis face la concurrence étrangère et à l’essor de tissus nouveaux plus confortables que la laine. Une à une les usines ont fermé provoquant une grave crise et de profonds bouleversements sociaux au cœur d’une région qui s’était développée essentiellement sur cette mono-industrie qu’était le textile. Aujourd’hui ne reste à Labastide-Rouairoux que 3 entreprises à caractère textile employant une cinquantaine de personnes contre plus d’une trentaine au XIXème et plus de 2000 ouvriers.

> Informations pratiques :

Coordonnées :
Musée départemental du Textile
Rue de la Rive
81270 Labastide-Rouairoux
Tél : 05 63 98 08 60
Email : musee.textile@cg81.fr
http://www.tarn.fr

Horaires :
- 1er mai / 31 octobre : ouvert tous les jours : 10h-12h30, 14h-19h.
- 1er novembre / 30 avril : ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 17h
Fermé du 24 décembre au 4 janvier, le 14 juillet et le 1er novembre.

Tarifs :
Normal : 5€
Réduit : 3€ (groupes de plus de 10 personnes, étudiants, chômeurs)
Gratuité : moins de 18 ans, groupes scolaires et pour tous les premiers dimanches du mois.
Ateliers créatifs : à partir de 2,30 €

 

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